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Mieux vivre avec l'émotion de la colère.

Derrière la colère se cachent souvent une forte douleur émotionnelle, de la tristesse, de l’insécurité, le sentiment d’impuissance, le sentiment de ne pas être entendu, pas compris, la peur du rejet, le sentiment d’exclusion, la peur de l’abandon, le sentiment de ne pas être considéré etc..

La colère se manifeste quand nous ne respectons pas nos véritables besoins, ou quand l’autre s’autorise ce que nous ne nous permettons pas.

Elle apparaît surtout quand nous avons attendu trop longtemps avant de poser nos limites. Ou avant d’exprimer notre ressenti face une situation qui ne nous convient pas, ne nous convient plus. Quand nous disons oui alors que nous aurions dû dire non.

La colère a donc une fonction très importante, celle de nous mettre en contact avec ce qui se cache derrière. Elle nous pousse à prendre la responsabilité pour nos vulnérabilités, nos faiblesses, nos blessures, nos peurs etc …


Des effets néfastes sur la santé


«Lorsqu'elle est ressentie fréquemment, violemment et de manière non adaptée, la colère peut développer des hernies, de l'urticaire, du psoriasis, de l'asthme et des douleurs dans le bas du dos».


À terme, d’autres problèmes plus sérieux peuvent apparaître chez ces personnes. Elles ont plus tendance à souffrir de maladies cardiovasculaires, de problèmes cardiaques et d'accidents vasculaires cérébraux, car elles sont en hypertension». Les colériques chroniques s'exposent aussi davantage aux ulcères.





Ressentir trop fréquemment de la colère affecte l'équilibre émotionnel et la psyché. La raison est simple : «La physiologie périphérique de la colère est proche de celle du stress.


Résultat, «cette émotion peut amener à développer de l'anxiété, des phobies ou un comportement compulsif». Dans certaines mesures, la colère peut aussi conduire au repli sur soi voire à la dépression.


Si la colère est souvent orientée vers les autres, quelques fois, celle-ci peut être dirigée envers soi-même et nuire à l'estime de soi : «Certaines personnes sont tout le temps en colère contre elles-mêmes, elles se détestent et s’auto-condamnent. Elles auront des langages internes dépréciatifs tels que "je suis nul (le), bon (ne) à rien, personne ne me comprends, je ne peux compter sur personne.


On rencontre souvent des personnes très rigides et contrôlantes qui n'aiment pas du tout avouer leurs torts. Elles seront très intolérantes et jugeantes envers l'extérieur de leur univers. Mais elles n'ont pas vraiment compris que c'est elle-même qu'elles jugent.


A rechercher trop souvent une interdiction à la vulnérabilité, un devoir impératif de se montrer fort et capable. Se sont des personnes bien souvent dans l'insatisfaction de ce qu'elles accomplissent. Se disant en permence "Je peux faire mieux" de manière relativement inconsciente biensûr.


Vous imaginez bien que cela peut apporter son lot de tensions et de colères si ce critère n'est pas atteint. Car le perfectionnisme et son atteinte n'est qu'illusoire. A force de maintenir cette croyance, ces personnes se fatiguent et s'épuisent, ce qui ne fait qu'accroître leur mal-être.


Mais ce n'est pas le seul cas de figure. Je retrouve aussi au cabinet, les personnes qui ont vécu le rejet voir l'abandon et qui se sont enfilées une cap de super héros volant au secours des plus nécessiteux. A tel point, qu'elles en oublient leur propres besoins et deviennent complètement incapable de demander de l'aide.


Ce qui ajoute aussi une dose de colère car ça bouillonne à l'intérieur. "Personne ne m'aime" "Après tout ce que je fais, on ne me remercie même pas" "Ils pourraient voir que j'ai besoin d'aide" etc..... ce dialogue intérieur provoque frustration, irritabilité et biensûr colère.


Ainsi vous pouvez vous rendre compte qu'elle parfois très intérieure, littéralement elle vous ronge de l'intérieur et parfois déversée sur tout le monde. Pour le coup le maladies seront différentes selon la manière de gérer la colère.


Logiquement ceux qui hurlent en permanence ont cette tendance à des fragilités cardiaques, hypertension et AVC. Celles qui se laissent ronger de l'intérieur vont plutôt aller vers d'autres types de maladies.


Maladies de la vésicule biliaire :

  • La vésicule biliaire est en rapport avec l’extérieur, la vie sociale, la lutte, les obstacles, le courage. Se battre. Esprit de conquête.

  • Se faire de la bile, s’inquiéter, s’angoisser.

  • Sentiment d’injustice. Colère, rancune.

  • Se sentir envahi, empiété sur son territoire par une personne autoritaire.

  • Agressivité rentrée et ruminante, mécontentement retenu.

  • Se retenir de passer à l’action. Difficultés à faire un choix, de peur de se tromper.


LES HERNIES


En règle générale : de la détresse implose à l’intérieur et demande à être libérée.

Désir de rompre ou de quitter une situation où on se sent coincé, mais où l’on reste par peur de manquer de quelque chose, généralement du matériel.

Auto-punition parce qu’on s’en veut, incapacité à réaliser certaines choses qu’on voudrait.


Frustration de travailler dur, se sentir poussé à aller trop loin, ou essayer d’atteindre son but d’une manière excessive, qui en demande trop. Une poussée mentale (de stress) essaie de sortir.

Mais en plus, le lieu où siège l’hernie indique son message émotionnel de manière plus précise et complémentaire :

Hernie inguinale : (dans l’aine) : difficulté à exprimer sa créativité, secret que l’on renferme et qui nous fait souffrir. Désir de rompre avec une personne qui nous est désagréable, mais avec laquelle on se sent engagé ou qu’on est obligé de côtoyer. On aimerait sortir, s’extirper de cette situation.

Hernie ombilicale : nostalgie du ventre de la mère où tout était facile et où se sentait totalement en sécurité. Refus de la vie.

Hernie discale : conflit intérieur, trop de responsabilité, sentiment de dévalorisation, ne pas se sentir à la hauteur de ce qu’on attend de nous, projets et idées non reconnus. La colonne vertébrale représente le soutien. Besoin d’être appuyé, soutenu, mais difficulté ou impossibilité de demander de l’aide.

Hernie hiatale : se sentir bloqué dans l’expression de ses sentiments, de son ressenti. Refouler ses émotions. Tout vouloir diriger, ne pas se laisser porter par la vie mais la contrôler.


Voici plusieurs exercices efficaces à pratiquer pour la gestion des colères refoulée.


Tous sont très simples, ils aident déjà à évacuer une bonne partie de ce feu en vous. Vous pouvez aussi sur une même colère pour plus d’efficacité, en essayer plusieurs.Aller dans la nature, dans un endroit désert, dans votre voiture et criez tout ce que vous avez en vous qui doit sortir.


Prenez une feuille et mettez par écrit ce qui vous met hors de vous. Notez vos frustrations dans vos mots à vous tels qu’ils sont en vous. Relisez et complétez si nécessaire, puis brûler la feuille.


Fermez les yeux et imaginez que se tient devant vous la personne concernée par cette colère. Autorisez-vous à verbaliser à haute voix de préférence, ce que vous aimeriez vraiment leur dire. Permettez-vous de laisser sortir les mots tels qu’ils résonnent au plus profond de vous.

Le cerveau ne faisant pas la différence entre le réel, l’imaginaire et le symbolique, il interprétera ceci comme si vous aviez évacué votre colère.Lors de ces exercices, si des émotions et larmes surviennent, autorisez-vous à les exprimer et à les vivre.


Adressez-vous à un professionnel qui saura vous aider efficacement.


Identification des situations qui provoquent de la colère. Accompagnement dans la gestion des colères refoulées passées. Il vous permettra de faire ce travail de libération avec écoute, bienveillance et sans jugement.


D'autres mises en lumière quand on n’arrive pas à la gérer correctement :


La première chose est de conscientiser, de se pardonner, de ne pas se juger, de réaliser que cette fois-ci nous n’avons pas pu mieux faire. De prendre la responsabilité pour ce qui se cache derrière la colère, de la libérer, bref de libérer les émotions. Il existe plein de techniques différentes pour cela.

Il s’agit surtout de reconnaître que l’énergie derrière la colère est une énergie puissante et vitale.

Une fois la colère transformée, cette énergie nous permet de respecter nos besoins, de poser nos limites de façon claire, de lâcher le contrôle, d’être plus créatif et de gagner en plaisir dans notre sexualité et dans notre vie en général.

En espérant que cela vous aidera à changer votre regard sur la colère et à mieux la gérer.

Avec toute ma bienveillance. Paix et Sérénité





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