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"Dépendance affective"

Dernière mise à jour : 24 avr. 2020


Les plus petits pas mènent aux plus grands changements!


Tout d'abord, qu'est-ce que c'est la dépendance affective? Quels sont les signes?


Voici les deux principaux axes:


Soumission

  • Nous nous effaçons constamment devant l’autre, n’osant émettre le moindre jugement qui ne suivrait pas le sien.

  • Nous nous laissons manipuler et contrôler comme des enfants.

  •  Nous nous laissons malmener sans arriver à nous persuader que tout cela est injuste.

  •  Nous attendons avec angoisses que l’autre revienne bien qu’il ne revienne pas.

  •  Nous ne savons pas dire non, tout ce que l’autre entreprend est fondé à nos yeux.

  • Nous nous laissons critiquer, rabaisser à la maison, mais aussi devant nos proches, baissant la tête comme un enfant qui a fait une bêtise.

  • Nous nous laissons marcher dessus sans jamais hausser le ton.

  • Nous mettons notre partenaire sur pied d'estal, nous l'admirons

  • Ne se sent jamais à la hauteur et manque d'un profond manque de confiance en soi

  • Nous avons constamment peur qu'il où elle nous quitte

  • Nous nous accrochons et des petits moments heureux, à de futiles preuves de tendresse en espérant que l'autre va bien finir par changer.



Domination



  • Nous voulons tout connaître de notre partenaire : sa vie passée, son présent dans sa globalité, ses envies futures.

  • Quand nous faisons en sorte qu’il n’existe qu’à travers nous, qu’il ne puisse plus se détacher de notre personne.

  • Quand nous le couvrons et recouvrons de cadeaux, de tendresse, d’affection, d’attentions jusqu’à l’étouffer.

  • Quand nous ne pouvons admettre qu’il ait « sa vie à lui (elle) ».

  • Lorsque nous ne tolérons pas qu’il ait ses amis, ses loisirs, sa façon de pensée, sa vision du monde. Nous voudrions qu’il partage toute nos valeurs, en faire un clone de nous-mêmes en quelque sorte.

  • Quand nous faisons de l’autre notre objet, nous permettant des actes ou des mots blessants, humiliants, que nous n’aurions jamais acceptés.

  • Quand nous retournons tout contre l'autre sans jamais prendre la responsabilité de nos actes.

  • Quand nous sommes sans arrêt dans le jugement et la critique.


D'autres indicateurs vont vous mettre la puce à l'oreille pour savoir si vous êtes dépendant affectif.

"C'est toi mon idole!" (manque d'estime de soi)


"Qu'est-ce que je vais devenir sans toi ?" (dévalorisation de soi)

''Sans toi, je ne suis rien'' (dévalorisation de soi)

''Sans toi, ma vie n'a pas de sens'' (dévalorisation de soi)


"Oui, Oui d'accord, d'accord!" (peur de déplaire)

"Oh non ! Reste avec moi" (peur d'être seul)


J'ai moi-même traversé les affres de la dépendance affective et mon cheminement personnel m'a appris comment m'en libérer.



1ère Etape / Prise de conscience




Et oui, cela paraît logique et pourtant nombres de personnes sont dépendantes affectives mais ne le savent pas, n'ont pas mis les mots, n'ont pas pris conscience de leur mécanisme tout simplement.


Par chance, de nos jours, il existe pléthore d'articles et de blogs concernant à peu près tous les fonctionnements et comportementaux humains. Il est donc plus où moins facile de repérer notre profil psychologique. Ensuite faut-il encore avoir l'idée de le faire. Car, croyez-moi où non, quantités de personnes se complaisent dans ces interactions destructrices.


Cela nécessite tout de même une bonne dose de courage pour oser entamer un chemin de guérison et pour certaines personnes soit ce n'est pas encore le moment, soit elles n'osent pas encore devenir autonome. Les territoires inconnus peuvent faire peur.


On juge bien souvent plus le bourreau que la victime, celui qui contrôle, critique et juge son partenaire, étant à quelque part un manipulateur. Mais nous oublions que le manipulé, celui qui se laisse faire, utilise également de manière consciente ou inconsciente la manipulation.


Ah je vous vois ouvrir des grands yeux ronds! Mais oui, ça fait cet effet parce que l'on apprécie moyennement de prendre une responsabilité dans le jeux du dominé-dominant. C'est toujours la faute de l'autre n'est-ce pas?


Mais n'oublions pas que le dépendant affectif va presque systématiquement attirer aussi un dépendant affectif. Sauf que, chacun va jouer un rôle, celui qui est le mieux selon la personnalité et l'expérience de vie de nos acteurs. L'un va jouer le bourreau, l'autre la victime et quelque fois, le sauveur. Oui cette fameuse triangulation dont on entend de plus en plus parler.


Moi je vais vous dire ce qu'il se passe dans la tête de la victime. Elle va chercher à tout bien faire, à rendre l'autre heureux, le plus heureux possible, comme ça, à quelque part elle espère le faire culpabiliser quand il rentre dans son rôle du bourreau. La phrase clé? "Après tout ce que je fais pour toi?" "Après tout ce que m'implique, range, nettoie, cuisine???" "Tu oses!?", me juger, me critiquer??"


Et même si elle n'ose pas le dire à haute voix, elle va le penser intérieurement et se sentir inutile et nulle, elle va nourrir son sentiment d'injustice. La grande phrase de la victime, c'est un peu celle de Caliméro. Vous vous souvenez de Caliméro? Moi j'entends encore sa petite voix dans ma tête si j'y pense. "C'est trop injuste!"


Mais attention si la victime se rebelle, les rôles peuvent temporairement s'inverser et le bourreau devenir très tendre et très gentil. La peur de l'abandon et du rejet est très présente chez les deux personnages et chacun va jouer une extraordinaire pièce de théâtre dramatique. Mais les remous émotionnels deviennent de plus en plus difficiles à supporter dans les deux sens.


Donc très souvent cela se termine par une séparation. Dommage, car si aucun ne fait un travail de développement personnel, rien ne va changer. La prochaine rencontre sera exactement la même.



Comment se libérer de la dépendance affective?




De prime abord, gardez mes chères étoiles à l'esprit, que vous allez entamer un processus, un cheminement qui prendra le temps nécessaire mais qui réquisitionne une bonne dose de courage!


En effet, le dépendant affectif manque tellement d'estime de lui, qu'il préfèrera vivre dans la souffrance d'une relation plutôt que dans l'idée de changer de comportement où de le quitter.


Vu de l'extérieur on pourrait bien se demander pourquoi? Combien de fois ai-je entendu, mais pourquoi tu ne le quittes pas? Même une femme battue, peut rester longtemps avec un compagnon violent avant d'avoir l'énergie de partir et encore si elle parvient à le faire.


C'est la peur profonde de l'abandon et de la solitude qui emprisonnent ces âmes meurtries. Elles préfèrent se satisfaire de profonds chagrins plutôt que dans l'idée de se retrouver seules.


Et je dois mettre en lumière également qu'il n'est pas nécessaire d'être en couple pour vivre toujours dans la même dynamique. On peut l'être familialement et amicalement. En règle général on compte évidemment pour notre bonheur sur la présence de l'autre, sur son amour, sur sa présence. Sans l'autre on se sent perdu.


C'est pourquoi le travail principal pour s'en libérer est un retour vers soi. S'aimer soi-même dans une parfaite complétude pour encore mieux aimer l'autre. De cette manière, on ne passe pas du temps avec les personnes aimées pour remplir un vide mais pour laisser libre cours à l'échange d'amour et de partage.


Cela me rappelle ce poème :


Extrait CORINTHIENS 13:1-13


L'amour est patient, l'amour rend service. Il n'est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d'orgueil. L'amour ne fait rien de honteux.


Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal. Il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité. L'amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.


L'amour ne disparaît jamais.


Etape 1 / L'estime de soi



On confond bien souvent confiance en soi et estime de soi. Ici nous parlons de valeur de soi, de la façon dont on se perçoit, de notre dialogue intérieur face à soi.


J'ai accueilli au cabinet, tellement de personnes avec des croyances sur elles-même absolument terrible.


Je ne sert à rien

Je suis nul "le"

Je ne suis pas intéressant "e"

Je ne suis pas intelligent "e"

Je n'ai pas ma place

Je suis moche

Je ne vaux rien ...


Et plus le dialogue intérieur avec soi est dur, plus on se maltraite, plus on laisse la porte ouverte à des malveillances où de l'abus de la part des autres. Forcément lorsqu'on est vide à l'intérieur, il faut bien le combler à l'extérieur. Et si l'on dépend complètement du regard, soit de notre partenaire, soit des autres, on va accepter sans rechigner de se mettre au service de tous. Oui amen à tout comme on dit.


Tous les jours, je dit bien TOUT LES JOURS!, reprogrammez-vous à de nouvelles croyances beaucoup plus aidantes! Je le fais avec toute ma bienveillance en Hypno-coaching avec vous.


Il est démontré par le monde des neurosciences que l'état hypnotique augmente les zones d'apprentissage du cerveau, ainsi il sera capable d'être plus créatif, c'est à dire de trouver de nouvelles manières d'agir et d'avoir pour vous de nouveaux comportements. C'est une bonne nouvelle n'est-ce pas!